Méditation


Introduction

Tout ce que l’on pense être un problème chez soi est le résultat d’un évènement, d’une blessure. Ces blessures peuvent guérir pourvu qu’il y ait conscience et intention.


Mon parcours vers la compréhension de la méditation

J’ai toujours été fascinée par ce corps qui bouge et par ce mental qui pense. Il y a environ 25 ans, je me suis naturellement tournée vers le yoga. Avec la pratique, de nombreuses questions ont émergé et, malgré des années d’assiduité, je sentais qu’il me manquait encore des clés.


J’ai ensuite approfondi ma compréhension du corps à travers les massages thérapeutiques, afin de mieux saisir l’origine des douleurs et les chemins possibles vers la guérison. J’ai appris et maîtrisé plusieurs techniques, mais certaines interrogations demeuraient : pourquoi ces douleurs, ces peurs, ces émotions nous font-elles souffrir ?


C’est à ce moment-là que la méditation est entrée dans ma vie. J’ai commencé par un programme MBSR (Réduction du stress par la pleine conscience), puis j’ai participé à plusieurs retraites en silence. Plus tard, l’enseignement de Martin Aylward — spécialiste de la méditation — a marqué un tournant : j’ai commencé à comprendre profondément notre fonctionnement, et beaucoup de choses sont devenues plus claires. J’ai enfin trouvé des réponses aux questions qui m’accompagnaient depuis longtemps.


Passionnée par cet art de vivre, je constate combien une pratique quotidienne peut soutenir une transformation intérieure réelle et nécessaire.


Ma curiosité m’a ensuite conduite à me former aux soins énergétiques, que j’intègre aujourd’hui de manière complémentaire à mes autres approches. J’accorde une place centrale au travail en collaboration avec la personne : avancer ensemble, explorer les émotions, les peines, les angoisses, et affiner l’écoute du ressenti. Cette sensibilité accrue des perceptions nourrit et enrichit profondément mon travail de thérapeute.


Le concept de la méditation

La méditation a des effets très concrets sur notre santé. Elle diminue l’impact du stress, qui est un facteur aggravant majeur. Un stress répété peut affaiblir l’immunité, accélérer le vieillissement cellulaire, perturber le bon fonctionnement des organes, et favoriser certains troubles, notamment cutanés et digestifs.


À l’inverse, les états émotionnels agréables et la capacité à revenir à plus de calme soutiennent le système nerveux parasympathique (notamment via le nerf vague), qui joue un rôle protecteur et régulateur essentiel.


Il est important de distinguer méditation et relaxation. La relaxation est bénéfique : elle aide à relâcher la tension et à réduire le stress. Elle consiste souvent à rechercher du confort, du plaisir ou du soulagement — détendre les muscles, imaginer des images agréables, regarder un film, partager un verre avec un ami.


La méditation est un entraînement perceptif et accueille ce qui est dans l'instant présent. Elle propose une perception qui entraîne l’esprit à rencontrer ce qui est confortable (l'agréable, le désir) , inconfortable (le désagréable, le douloureux, l’inquiétant — et notamment l’incertitude, que nous avons tendance à éviter) et neutre (distraction, pour éviter le désagréable).


Dans la méditation, on apprend au contraire à rester présent face à l’incertitude, à développer une forme de souplesse intérieure, d’ouverture et de stabilité, quelle que soit la situation. C’est une discipline qui donne une place essentielle à l’accueil du réel.


La réalité peut être agréable : la méditation nous apprend alors à la savourer pleinement. Elle peut aussi être difficile : la méditation nous aide à mieux l’affronter, non pas en fuyant ou en “faisant l’autruche”, mais en acceptant ce qui est là, avec lucidité, et en développant notre capacité d’adaptation.